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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:34

La descente de Thésée aux Enfers

 

Après la mort d'Hippodamie, Pirithoos persuada Thésée dont la femme, Phèdre, s'était pendue récemment, à se rendre à Sparte avec lui et d'enlever Hélène, sœur des Dioscures, Castor et Pollux à laquelle tous deux souhaitaient s'unir par les liens du mariage. Ils jurèrent de s'aider dans cette périlleuse entreprise, de tirer Hélène au sort lorsqu'ils l'auraient conquise, et ensuite d'enlever une autre fille de Zeus pour le perdant, quels que soient les difficultés et les dangers.

 

Cela décidé, ils entrèrent à Lacédémone à la tête d'une armée et là ils s'emparèrent d'Hélène, alors qu'elle faisait un sacrifice à Artémis Orthia, à Sparte, la couchèrent sur un cheval et repartirent au galop. Ils eurent bientôt distancé leurs poursuivants et se débarrassèrent d'eux à Tégée; là, selon ce qui avait été convenu entre eux, on tira Hélène au sort; et ce fut Thésée qui l'obtint. Mais, prévoyant que les Athéniens le désapprouveraient violemment d'avoir cherché querelle aux redoutables Dioscures, il envoya Hélène, qui n'était pas encore nubile au village d'Aphidna en Attique, où il chargea son ami Aphidnos de veiller attentivement sur elle et d'en prendre le plus grand soin. Aethra, la mère de Thésée, accompagna Hélène et s'occupa d'elle.

 

Quelques années s'écoulèrent et lorsqu’Hélène fut en âge de se marier avec Thésée, Pirithoos lui rappela leur pacte. Ils allèrent ensemble consulter un oracle de Zeus, et voici sa réponse ironique: " Pourquoi ne pas descendre au Tartare et demander à Perséphone, la femme d'Hadès, d'épouser Pirithoos ? Elle est la plus noble de nos filles. " Thésée eut un haut-le-corps quand Pirithoos qui avait pris au sérieux cette suggestion, lui rappela son serment; mais il n'osa pas refuser et ainsi ils descendirent au Tartare, l'épée à la main, et bientôt ils frappaient aux portes du palais d'Hadès. Hadès écouta calmement leur impudente requête, feignit d'être heureux de les recevoir et les pria de s'asseoir. Sans méfiance, ils prirent le siège qu'il leur offrait et qui n'était autre que le fauteuil de l'oubli et, à l'instant, il fit partie de leur chair même, en sorte qu'il leur était impossible de se lever sans se déchirer le corps. Des serpents s'enroulèrent autour d'eux en sifflant, furent fouettés par les Furies et mordus par Cerbère tandis qu'Hadès les regardait, un sourire cruel sur les lèvres.

 

Ils furent ainsi tourmentés pendant quatre ans, jusqu'au jour où Héraclès, venu, sur l'ordre d'Eurysthée, chercher Cerbère, les reconnut, alors qu'ils tendaient les bras pour demander du secours. Perséphone reçut Héraclès comme un frère et l'autorisa à libérer les fautifs et à les ramener à l'air libre, s'il en était capable. Héraclès alors saisit Thésée par les deux mains et le tira de toute sa force herculéenne et, dans un bruit de vêtements déchirés, il l'arracha à son fauteuil et le délivra, mais une grande partie de sa chair resta collée au siège, et c'est la raison pour laquelle les descendants athéniens de Thésée passaient pour avoir un postérieur si ridiculement plat. Ensuite il saisit les mains de Pirithoos mais la terre se mit à trembler en signe d'avertissement et il renonça à le sauver. C'était Pirithoos, après tout, qui avait eu l'idée de cette entreprise blasphématoire.

 

Source : Mythologica.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 16:45

Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, le mythe d’Orphée traverse l’Histoire à travers la musique. Opéras, ballets, chansons, les artistes le reprennent et l’expriment à leurs façons, cherchant peut-être le plus possible à ressembler au héros de cette histoire …

 

Les opéras et ballets :

 

- L’Orfeo (1607) de Claudio Monteverdi

 

Considéré comme l’un des premiers opéras de l’histoire de la musique (le premier étant Daphnée, de Jacopo Peri, Daphnée étant également un personnage mythique). L’opéra est basé sur le mythe d’Orphée et Eurydice, où le héros grec essaye de sauver sa femme des enfers. Il se compose d’un prologue et de cinq actes.

 

         Prologue : Le prologue a pour but d’exprimer le pouvoir de la musique et particulièrement celui d’Orphée, dont la musique parvenait à émouvoir les dieux et charmer hommes et animaux.

        

Acte I : Le premier acte met en scène le mariage d’Orphée et Eurydice

        

Acte II : Orphée apprend qu’Eurydice est morte, mordu par un serpent ; il décide d’aller aux Enfers pour la sauver.

        

Acte III : Orphée parvient aux portes des Enfers. Il y rencontre Charon, le passeur des Enfers, et essaye de l’envoûter par son chant. Sans réussite, il essaye de nouveau, mais cette fois-ci avec sa lyre. Charon s’endort et Orphée entre au royaume de Pluton.

        

Acte IV : Une fois de plus, face à Proserpine, Orphée use de son don pour l’émouvoir. Celle dernière convainc Pluton, son mari, de laisser partir Eurydice. Pluton accepte sous une seule condition : Orphée ne doit pas se retourner pendant qu’Eurydice le suit sur le chemin du retour au monde de la vie. Mais doutant, il se retourne et voit son épouse disparaître. Il retourne  à la lumière seul, et découragé.

        

Acte V : Accablé de tristesse, Orphée est emmené au royaume des dieux par Apollon, et devient leur immortel égal. Le chœur chante à la gloire d’Orphée, fin de l’opéra.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Orfeo ed Euridice (Orphée et Eurydice)

 

Il en existe trois versions :

 

-                          L’originale, composé à Viennes en 1762, par Ranieri de’ Calzabigi, italien et homme de lettres et de musique.

 

-                          La version arrangée par Christoph Willibald Gluck, compositeur français, en 1774. Orphée et Eurydice est son trentième et plus célèbre opéra.

 

-                          La version arrangée de Berlioz, autre compositeur français, qui remania cette œuvre en 1859 pour permettre à une chanteuse d’interpréter le rôle d’Orphée.

 

 

L’œuvre comporte trois actes.

 

Après une ouverture instrumentale entrainante et joyeuse, le rideau se lève, la première scène de l’acte I débute. Orphée et le chœur se lamentent sur le tombeau d’Eurydice. Puis, Orphée est laissé seul, et prend la terrible et ultime décision de mettre fin à ses jours. C’est alors que surgit l’Amour qui lui apprend qu’il pourra récupérer son aimée en convaincant l’Enfer et avec la seule et unique condition qu'il ne regarde pas son épouse lors du trajet de retour à travers les enfers.

 

L’acte II débute alors : un chœur aussi bien terrifiant qu’impressionnant tente de stopper Orphée dans sa quête, mais ce dernier, par son chant, parvient à émouvoir ces esprits tourmenteurs qui lui cèdent alors le passage. Les rives sombres du Cocyte laissent place à un ciel serein (prétexte dans la version parisienne pour mettre en place un « ballet des Ombres heureuses »).

Eurydice apparait alors et retrouve Orphée.

 

Au dernier acte, les deux conjoints remontent donc vers le monde des vivants, mais Eurydice s’inquiète de l’indifférence de son époux qui ne la regarde même pas. Entendant les reproches qui lui sont faits, Orphée cède et se retourne, et voit Eurydice expirer dans ses bras. Orphée se lamente alors dans le célèbre Che farò senza Euridice (dans la version française : J'ai perdu mon Eurydice).

Retour à la situation initiale : Orphée tente de se suicider mais l’Amour surgit au dernier moment pour l’en empêcher en lui rendant son Eurydice.

La version parisienne était close par un ballet.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:28

Hector BERLIOZ est un compositeur français né à La Côte-Saint-André (Isère) en 1803. Lors de la première représentation de Roméo et Juliette, il remarqua Harriett Smithson en 1827 qu'il épousa par la suite en 1833. C'était un compositeur très reconnu à l'époque pour ses pièces à grand succès telles que La symphonie fantastique ou Harold en Italie . Il fut soutenu par de très célèbres compositeurs comme Mendelssohn, Schumann, Wagner, Meyerbeer et Liszt.

 

Description de cette image, également commentée ci-après 

  Hector Berlioz par Pierre Petit, photographie de 1863.

http://www.lamusiqueclassique.com/2012/02/hector-berlioz-harold-en-italie-1%C2%B0-mouvement-harold-aux-montagnes/

 

Avec l'aide de son ami Camille Saint-Saëns, il remania l'Orpheo de Gluck. Berlioz fut très touché par l'opéra de Gluck, d'ailleurs il s'exprima ainsi à ce sujet : "L'Orphée de Gluck émeut parce qu'il est ému, arrache des larmes parce qu'il pleure ... C'est tout simplement l'idéal de l'amour poétique exprimé musicalement " ou "L'Orphée de Gluck ne chante pas comme on se figure que chantait le demi-dieu de la poésie et de la musique".

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:20

Thésée est un héros de la mythologie grecque. Au début de la civilisation Athénienne, Thésée fut le roi-fondateur mythique d'Athènes. Ce personnage rempli de ruse et de courage, qui venait d'Attique, était le fils d'Egée et Ethra. 

 

Le mythe de Thésée et le Minotaure :

Minos, roi de Crète, exige que la ville lui envoie un tribut de sept jeunes gens et de sept jeunes filles qu'il donne en pâture au Minotaure, ce dernier étant enfermé dans le labyrinthe. La bête s'appelle Astérios : c'est un homme à tête de taureau que Pasiphaé avait engendré.Thésée se porte volontaire, il décide de mettre fin à ce carnage et se rend en Crête avec les jeunes victimes afin de tuer le monstre. Le héros avait l'idée d'éliminer cette bête féroce; il avait prévenu son père que s'il rentrait victorieux de son périple, il hisserait les voiles blanches et non les voiles noires. Ariane, la fille du roi Minos, confie à Thésée une bobine de fil à dérouler dans le labyrinthe de Dédale pour qu'il ne perde pas son chemin. Thésée attaque et tue le Minotaure en l'assomant et repart en mer.

 

                                                             Thésée combat le Minautore, assisté par Athéna, médaillon d'un kylix d'Aison, v. 430 av. J.-C., Musée archéologique national de Madrid.

 

Thésée aux Enfers :

Thésée et Pirithoos enlevèrent Hélène et tirèrent au sort pour savoir lequel des deux l'épouserait. Le sort voulut que ça tombe sur Thésée. Mais Pirithoos n'avait pas de femme, alors ils se lancèrent le pari d'aller enlever Perséphone, femme de Hadès. Alors ils descendirent aux Enfers mais ils furent retenus contre leur volonté par le Dieu Hadès. Mais Thésée eut la chance d'être délivré par Héraclès lors de ses fameux 12 travaux, tandis que Pirithoos resta à jamais dans le monde souterrain.

 

C'est ainsi qu' Orphée et Thésée sont liés par le même parcours, et unis par la descente aux Enfers.

 

Madeline. C, Chloé. L et Nina B.

 

 

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:13

Qui est Orphée?

Orphée est le fils d’Oegre, roi de Thrace, et de Calliope, muse de l’éloquence.

Ayant un don réel pour la musique et la poésie, Apollon lui offrit une lyre à sept cordes. Les muses lui apprirent à en jouer et pour les remercier, Orphée rajouta deux cordes, en hommage aux neuf muses. Grâce à sa musique, il charmait les Hommes, les végétaux, les arbres, les rochers et même les êtres les plus atroces ne résistaient pas à l’envoûtement de son chant.

 

Expédition des Argonautes

 Lors d'un voyage en Egypte, où il découvrit les divinités et les rites, Orphée rencontra Jason qui lui proposa de faire partie de l'expédition de Argonautes (Jaons était à la recherche de la toison d'or). Orphée accepta et sa musique et ses chants aidèrent l'équipage: il immobilisa les rochers mouvants, vaincut le chant des sirènes et donna la cadence aux rameurs. Orphée fut alors considéré comme un héros et comme le plus grand musicien de tous les temps!

Il revint après ça chez son père, en Thrace.

 

Orphée et Eurydice

A son retour en Thrace, Orphée rencontra Eurydice, une nymphe. Ils tombèrent amoureux et étaient très heureux.

Malheureusement, un jour, alors qu'Eurydice se promènait dans la vallée du fleuve Pénée, elle fit la rencontre d'un dieu, Aristée, qui lui fit des avances. Elle refusa et le dieu se mit à la pourchasser. Elle courut et mit son pied sur un serpent venimeux qui la mordit, causant sa mort.

Orphée, inconsolable, tente d'aller récupérer Eurydice dans le royaume des morts.

 

Orphée aux Enfers

L'entrée des Enfers était habituellement impossible pour quelqu'un qui n'était pas encore mort : pour y entrer, il fallait rencontrer plusieurs personnages (Charon, Cerbère, les Harpies, la Chimère...) qui donnaient ou non leur accord. Mais Orphée disposait d'un grand atout: sa lyre. Grâce à elle, il charma les Enfers, offrant ainsi un instant de bonheur aux suppliciés qui n'eurent plus à subir leur éternelle sanction: la roue d'Ixion cessa de tourner, Tantale n'eut plus ni faim ni soif, les Danaïdes posèrent leurs jarres... 

Même Hadès et Perséphone, habituellement insensibles, furent eux aussi ébahis devant un tel amour si bien que Perséphone accepta de laisser Eurydice à Orphée. Mais ce miracle ne pouvait avoir lieu qu'à une seule condition: Orphée devait marcher jusqu'au royaume des vivants sans se retourner vers Eurydice. Il accepta et repartit donc avec Eurydice, qui le suivit en retrait. 

Peu avant d'arriver au bout du chemin, sans que personne ne sache pourquoi il fit cela, Orphée se retourna vers Eurydice. Il vit alors cette dernière, toujours aussi belle, toujours aussi éblouissante. Les conditions posées par les Dieux étaient cependant sans appel: Eurydice lui fut retirée et dut rester éternellement aux Enfers.    

 

La mort d'Orphée

Après avoir dérogé aux conditions imposées par les Dieux pour retrouver Eurydice, Orphée resta enfermé chez lui et pleura sa bien-aimée.

Les femmes du village, auxquelles il ne prêtait plus guère attention, étaient jalouses d'un tel amour. Elles le découpèrent, le déchiquetèrent et jetèrent les morceaux de son corps dans différents fleuves. Sa tête et sa lyre arrivèrent sur l'île de Lesbos où les habitants lui offrirent une cérémonie et une sépulture. Zeus, en hommage à ce musicien très doué, transporta l'âme d'Orphée aux Champs-Elysées.

 

                                                             Chloé&Manon, 3eme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:46

LES ENFERS

 

Les Enfers sont un lieu où demeurent les âmes des morts après y avoir été jugées et reçu la punition de leurs actes malsains ou la récompense de leurs bonnes actions. C’est là que venaient les ombres des défunts. Les Enfers étaient divisés en plusieurs régions où allaient les âmes selon la vie qu’ils avaient menée sur Terre.

 

LES REGIONS DES ENFERS

 

L’Erèbe

 

Dans cette région les âmes doivent attendre 100 ans si leurs corps n’ont pas été enterrés d’après les rites. Il y a trois palais :

-    Le palais de la nuit ;

-    Le palais des Songes 

-    Et le palais du sommeil

C’est dans ce lieu qu’habitent Cerbère, les Erinyes et la Mort.

 

Les Champs Elysées

 

Certains Héros y étaient envoyés par les Dieux à la place de mourir. Ils y passaient une nouvelle vie plaisante. C’est un lieu où il est dit que le printemps est éternel. Les fleurs, la végétation et les oiseaux symbolisent la gaieté. Dans la mythologie grecque, l’Elysée est représenté comme une partie des Enfers. Pour Virgile comme pour Platon, c’est le lieu où les âmes pleines de vertu demeurent pendant quelques temps avant d’être réincarnées.

 

Le Tartare

 

C’est  la région la plus profonde des Enfers où les peines sont admises. Mais c’est également la prison des Dieux déchus comme les Titans et les Géants ainsi que tous les anciens Dieux opposés aux Olympiens. Dans sa triple enceinte, il renferme le palais d’Hadès. Cette région est aride, sans vie et monotone. Le Tartare est à distance égale de la surface comme celle qui sépare les cieux à celle-ci.

 

LES FLEUVES INFERNAUX

 

Le royaume des vivants est séparé de celui des Enfers par un ou plusieurs fleuves selon les versions. On parle souvent du Styx ou parfois de l’Achéron. Les morts qui ont été mis dans une tombe ont le droit de passer avec Charon sur l’autre rive par le biais d’une barque. Il y a trois fleuves dans les Enfers : le Phlégéthon, le Cocyte et le Léthé.

 

Le Styx

                                                                     

Le Styx est le fleuve le plus connu des Enfers. A l’origine Styx était une nymphe, qui au temps où Zeus dut affronter les Titans, fut la première à aider sa famille. Zeus, pour la remercier en fit le lien sacré des Dieux. Ainsi quand certaines personnes désobéissaient aux lois, les serments étaient faits au nom de Styx. Et si par malheur les serments sont prononcés par Zeus alors la sanction est irrévocable. Styx était aussi une maîtresse d’une fontaine d’Acadie qui est une des portes des Enfers. C’est justement dans ce fleuve que Thétis, mère d’Achille, l’aurait trempé dans le Styx afin de le rendre invincible. Le Styx est également le fleuve de la haine mortelle.

 

L’Achéron

 

L’Achéron était le fils du Soleil et de la Terre. Ayant fourni de l’eau aux Titans durant la guerre qui les opposa aux Olympiens, il reçut la punition d’être changé en fleuve. Pour traverser l’Achéron, il fallait embarquer sur une barque afin d’accéder aux Enfers. Après cette courte traversée le retour n’était plus envisageable, sauf pour quelques héros qui en revinrent. L’Achéron est profond et noir de douleur. Ses eaux coulent en partie à la surface et il empoisonne les mortels qui voudraient boire son eau.

 

Le Cocyte

 

Le Cocyte est une rivière de l'Achéron. C'est là, sur les rives du Cocyte, que doivent attendre les âmes qui sont  privées de sépulture avant de paraître devant les juges qui décideront de leur sort final. Pas trop loin de ce fleuve, on peut apercevoir la Porte des Enfers.

 

Le Phlégéthon

 

Le Phlégéthon est également un affluent de l'Achéron. Ce fleuve est constitué de flammes et enveloppe la Prison des Mauvais. Il est très long et coule dans le sens opposé du Cocyte.

 

Le Léthé

 

Ce fleuve est particulier car c'est là que les âmes des justes, qui avaient jugé bon de quitter les Champs-Elysées, avaient le droit de boire l'eau qui avait la faculté d'effacer la mémoire de ceux qui s'en abreuvaient. Après cela, ces âmes repartent à la surface et intègrent un nouveau corps pour ainsi rentamer une vie humaine sainte de tout souvenir. Le Léthé était aussi appelé " le Fleuve de l'Oubli".

 

                                                                                    Laurine VIN RICHARD 2nde2

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:29

 

Bien que le septième art se soit très tôt emparé des mythologies antiques et de leurs héros légendaires, notamment avec l'apparition du "péplum" dans les années 60, Orphée fut plutôt mal-aimé. Alors que d'autres comme Jason, Ulysse ou Hercule furent l'objet de nombreux films et séries, notre poète n'apparaît que très discrètement, souvent aux côtés d'Hercule ou des Argonautes. Toutefois, quelques réalisateurs (presque tous français) ont fait de lui leur personnage principal, voire plus : leur double. En voici quelques exemples.

Jean Cocteau réalise, de 1930 à 1960, une trilogie consacrée à Orphée : Le Sang d'un poète en 1930 (Orphée en tant que tel n'y figure pas, mais le film constitue une sorte de prologue), puis Orphée en 1950 et enfin Le Testament d'Orphée en 1960. Orphée adapte le mythe dans le monde moderne ; Cocteau y reprend les différentes pièces de théâtre qu'il lui a consacrées (Opéra…). Il utilise toutes sortes de procédés techniques (surimpression, accéléré, ralenti, inversion du noir et blanc…) pour séduire et émerveiller le lecteur, ce qu’on lui a reproché : le film n’attire pas la foule. Le Testament d’Orphée - également celui de Cocteau, qui meurt trois ans plus tard… un chant du cygne en quelque sorte ! – reprend les personnages et les thèmes du film précédent (un artiste à la recherche de la mort, isolé dans un monde matérialiste où nul ne peut le comprendre…). La relecture du mythe se double d’un autoportrait de l’auteur, ce dernier y jouant d’ailleurs son propre rôle ! Il trahit la crainte de la mort de Cocteau, sa soif inextinguible d’éternité. Un comble pour « l’Immortel » qu’il est devenu en 1955…

En 1959, Marcel Camus et son Orfeu negro connaissent la faveur du public et sont primés au festival de Cannes. Le mythe est transporté en plein carnaval de Rio : Orphée se mue en conducteur de tramway, troque sa lyre contre une guitare, et Eurydice devient une jeune paysanne poursuivie par un tueur… Ce film a cependant une portée allégorique moins forte que ceux de Cocteau.

 

On peut également citer La Nuit claire de Marcel Hanoun (1978), qui raconte l’histoire de Julien, un homme voulant tourner un film sur le mythe d’Orphée. Seulement, lui aussi a perdu sa bien-aimée Anne… Ainsi, les deux héros se confondent. On retrouve très nettement l’influence de Cocteau, la « nuit claire » du titre désignant certes l’ambiance étrange d’une salle de cinéma, mais étant aussi inspiré d’une citation de Cocteau qui disait vouloir « mettre sa nuit au jour ». Cela se traduit également par un recours aux trucages étonnant, quelques scènes étant par exemple tournées caméra à l’envers !

 

La liste est encore longue : Parking de Jacques Demy, Orphée et Eurydice du cinéaste hongrois Istvan Gaal en 1985, Orfeu du Brésilien Carlos Diegues en 1999, ou plus récemment encore le court-métrage Tristesse beau visage de Jean-Paul Civeyrac, en 2004.

L’histoire d’Orphée et Eurydice n’a pas fini de fasciner les réalisateurs…

 

Jeanne (2nde 4) 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:25

Nous allons vous présenter Orphée dans les arts, car ce personnage a beaucoup influencé les artistes d'hier à aujourd'hui.

  Notamment la mosaïque se trouvant à la maison des associations de Laon ainsi que le tableau " Les lamentations d'Orphée " d'Alexandre Séon et beaucoup d'autres encore. 

 

 

   Le tableau d'Alexandre Séon est exposé au musée d'Orsay. Il a été peint en 1896. On y voit un paysage de désolation dans des couleurs ternes et sombres, Orphée est allongé sur une plage, tenant sa lyre dans ses bras et pleurant certainement la mort d'Eurydice.  Alors que le décor, où domine une tonalité rosée, est traité en aplats de couleur, le corps étendu du héros est le seul élément de la composition rendu avec modelé, particulièrement dans la draperie bleue aux nombreux plis qui couvre les jambes d'Orphée. Le jeu d'ombres est réduit, les volumes sont aplatis, le personnage à demi nu est figé dans un décor de de mer et de roches ; le ciel d'ivoire, à l'image de la pierre nue omniprésente, contribue à créer une atmosphère froide malgré le charme du personnage. 

    Le peintre Alexandre Séon, français est né en 1855 et mort en 1917. Il fut l'lélève et l'assistant de Pierre Puvis de Chavannes pendant dix ans, ce qui fut décisif pour son style de peinture, car il en fut inspiré. Il appartient au mouvement néo-impressionniste. Alexandre Séon a peint toute une série d'oeuvres sur le thème de la mythologie et notamment d'Orphée.

  
Pauline et Eléa.  3°2&4
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:17

Le roi et la reine des Enfers

 

Hadès et Perséphone sont le roi et la reine des Enfers.                                           

Hadès est le frère de  Zeus. Il règne sur les sous-terrains, le monde des morts: les Enfers. Perséphone est la fille de Déméter et de Zeus. Elle est d'une rare beauté si bien que même Aphrodite en est jalouse! Elle est élevée en Sicile par sa mère et passe son temps en compagnie des Océanides, des nymphes.

C'est en compagnie des Océanides que Perséphone se fait enlever par Hadès, qui a l'autorisation de Zeus. Sa mère Déméter la cherche partout sur Terre et on lui apprend que sa fille se trouve aux Enfers. Par vengeance, en tant que déesse de l'agriculture, elle empêche les graines de germer. Zeus ordonne donc à Hadès de libérer Perséphone avant que tout le monde ne meure de faim. Hadès accepte mais donne un grain de grenade à Perséphone afin qu'elle le mange. Quand Déméter voit sa fille revenir, elle comprend tout de suite: si Perséphone mange ce grain de grenade, nourriture des morts, elle sera condamnée à rester un tiers de l'année (l'hiver) aux Enfers, ne pouvant remonter dans l'Olympe que les deux autres tiers de l'année. Malheureusement, il était déjà trop tard: Perséphone l'avait mangé.

                                                                   

                                                                 

                                                                    

                                                                      Hadès et Perséphone, vase grec du

                                                      IVème siècle avant Jésus-Christ.     

 

                                                                                                                                                Chloé, 3ème

  

 

 

 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:16
Orphée en musique : l'opéra de Jacques Offenbach Orphée aux Enfers
 
Jacques Offenbach est un compositeur et violoncelliste français d'origine allemande né à Cologne le 20 Juin 1819 et mort à Paris le 5 Octobre 1880. 
Le 21 Octobre 1858, il créé un opéra-bouffe appelé Orphée aux Enfers en 2 actes et quatre tableaux sur un livret d'Hector Crémieux et Ludovic Halévy. Il a été créé à Paris au théâtre des Bouffes-Parisiens. Une seconde version de l'oeuvre (quatres actes et douze tableaux) a ensuite été donnée par les auteurs le 7 février 1874 au Théâtre de la Gaîté.
Offenbach a créé d'autres opéras-bouffes comme La Belle Hélène, La vie Parisienne, La Grande-Duchesse de Gérolstein et La Périchole.
 
Un opéra-bouffe désigne un opéra français traitant un sujet comique. Il apparaît sous la plume d'Offenbach quand il a créé Orphée aux Enfers. Le caractère de l'opéra-bouffe est uniquement "bouffon".
 
 Voici une affiche de la création de la deuxième version du spectacle en 1874. (wikipédia)
 
Dans l'opéra, il y a 15 chanteurs jouant et chantant les personnages de l'opéra : Pluton (ténor), Jupiter (baryton), Orphée (ténor), John Styx (baryton), Mercure (ténor), Bacchus (rôle parlé), Mars (basse), Morphée (ténor), Eurydice (soprano), Diane (soprano), l'Opinion publique (mezzo-soprano), Vénus (contralto), Cupidon (soprano), Junon (mezzo-soprano) et Minerve (soprano).
 
A présent, je vais vous raconter cet opéra-bouffe :
 
Acte I :
L'Opinion Publique présente les personnages.  Orphée et Eurydice se querellent. Eurydice n'a aucune sympathie pour le talent artisique d'Orphée et lui reproche de jouer du violon. Orphée déclare qui'il va lui jouer son dernier concerto de violon qui dure une heure un quart. Pluton, le dieu des Enfers, arrive sur terre sous la forme d'un berger apiculteur nommé Artisée. Il séduit Eurydice. Elle fait ses adieux à la vie et laisse un message à Orphée lui signifiant qu'elle est morte. Orphée le trouve et il se réjouit discrétement, mais l'Opinion Publique le menace de scandale s'il ne court pas aux Enfers pour récupérer sa femme.
Sur le Mont Olympe vivent les dieux.  Ils sont interrompus par la nouvelle qu'Eurydice est parmi eux. Pluton est réprimandé, dès son arrivée par Jupiter d'avoir enlevé Eurydice. Minerve, Vénus, Cupidon et Diane rappellent tour à tour à Jupiter qu'il a, lui aussi recours au déguisements dans le passé pour ses amours terrestres. On annonce l'arrivée d'Orphée et de l'Opinion Publique. Pluton nie d'avoir organisé l'enlèvement d'Eurydice. Orphée veut qu'on lui rende sa femme, mais il ne va pas plus loin que sa première phrase : "J'ai perdu mon Eurydice". Jupiter ordonne à Pluton de rendre Eurydice à Orphée et tous chantent un hymne de louanges qui se transforme vite en un joyeux galop.
 
Acte II : Eurydice est gardée par John Styx, aux Enfers. Dès qu'il est parti, Jupiter vient chercher Eurydice, qui l'intéresse prodigieusement. Il se transforme en mouche pour séduire Eurydice. A la fin du galop final, Jupiter essaye de s'enfuir, mais arrêté par Pluton qui avait reconnu Eurydice. Il avoue qu'il a bel et bien enlevé Eurydice. Orphée et l'Opinion Publique arrivent. On entend le violon d'Orphée qui joue : "J'ai perdu mon Eurydice". Jupiter doit tenir sa promesse et de rendre sa femme à Orphée. Il ajoute une condition : Orphée doit marcher devant sa femme, mais ne doit pas se retourner avant d'avoir franchi le Styx, faute de qui sa femme lui serait reprise à jamais. Voyant qu'Orphée ne profite pas de l'occasion en or qu'il lui avait donnée pour se débarrasser de sa femme, Jupiter déclenche un éclair dont il a le secret de sursauter et de retourner Orphée. Eurydice lui est reprise. Tous participent à la version finale du Can-Can, qui exprime leur joie devant ce résultat.
   
Je trouve que c'est un bel opéra qui respecte l'histoire tragique d'Orphée et un opéra comique. On entend aussi le french cancan.
 
Enfin, vous pouvez écouter des musiques de cet opéra :
- le french cancan qui est une célèbre forme de spectacle musical et chorégraphique.
- l'ouverture : elle n'a rien à voir avec celle qu'Offenbach a choisie pour débuter son opéra.
- l'air de Mercure :
"Eh hop ! Eh hop ! Place à Mercure !
Ses pieds ne touchent pas le sol,
Un bleu nuage est sa voiture,
Rien ne l'arrête à son vol.
 
Bouillet dans son dictionnaire
Vous dira mes titres nombreux,
Je suis le commissionnaire
Et des déesses et des dieux ;
Pour leurs amours moi je travaille
Actif, agile, intelligent
Mon caducée est ma médaille
Une médaille en vif argent
(...)
 
Je suis le dieu de l'éloquence,
Les avocats sont mes enfants,
Ils me sont d'un secours immense,
Pour flanquer les mortels dedans.
Je dois comme dieu du commerce
Détester la fraude et le dol,
Mais je sais par raison inverse
Les aimer comme dieu du vol
Car j'ai la main fort indirecte
Et quelques fois le bras trop long :
Quand il était berger d'Admète
J'ai chipé les boeufs d'Apollon
Tout en étant le dieu des drôles
Je suis le plus drôle des dieux
J'ai des ailes sur les épaules
Aux talons et dans les cheveux.
Jupin mon maître sait me mettre
A toute sauce : il finira
Par me mettre sur un baromètre
Pour savoir le temps qu'il fera "
    
 
 
Mathilde (3e)
   
 
 
 
   
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Published by le-mythe-d-orphee - dans ORPHEE EN MUSIQUE
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  • : Le mythe d'Orphée
  • Le mythe d'Orphée
  • : Découvrez la tragique histoire d'Orphée à travers le travail commun d'élèves latinistes de 3e du collège Les Frères Le Nain, et de 2nde du lycée Paul Claudel. Premier des poètes d'après la mythologie gréco-latine, Orphée n'a cessé d'inspirer écrivains, peintres, compositeurs ou encore réalisateurs...
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Citation latine

Talia dicentem nervosque ad verba moventem exsangues flebant animae; nec Tantalus undam captavit refugam, stupuitque Ixionis orbis, nec carpsere jecur volucres urnisque vacarunt Belides, inque tuo sedisti, Sisyphe, saxo. Tunc primum lacrimis victarum carmine fama est Eumenidum maduisse genas.

 

Les âmes privées de vie pleuraient celui qui disait de telles choses en faisant vibrer les cordes au rythme de sa voix. Et Tantale n'a plus cherché à saisir l'eau qui s'enfuyait, la roue d'Ixion se stoppa, et les oiseaux cessèrent de lacérer le foie

 

Ovide

 

 

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