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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:14

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4e/Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg/147px-Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg

Cette peinture prend place juste après la mort par écartelement d'Orphée dont les morceaux ont été jetés dans l'Hèbre. La légende raconte que même naviguant sur les flots, sa tête continua de chanter.

 

La toile représente une jeune fille de Thrace qui a récupéré la tête d'Orphée, et qui porte sur lui un regard mélancolique. Dans un décor qui semble tout droit sorti d'un rêve, la tête d'Orphée repose sur sa lyre et semble ne faire qu'un avec l'instrument. Les visages semblent calmes, apaisés, ce qui contraste avec la violence du supplice qu'Orphée vient de subir.

 

Le noir et l'ocre, tons dominants du tableau forment un clair obscur qui donne un aspect irréel à l'oeuvre.

Orphée, Gustave Moreau,source image :http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg

 

 

Ce tableau, peint au début du symbolisme, est comme beaucoup d'oeuvres de Moreau inspiré de la mythologie grecque.

 

Aurélien et Alexandre, 3ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:13

Oyez! Oyez! Si vous vous intéressez à Hercule ou si vous l'aimez tant, lisez cet article. Tout comme Orphée, Hercule descendit dans les Enfers mais pour une autre raison.

 

  

Hercule est le fils de Zeus (le dieu des dieux) et d' Alcmène. Il avait une force surhumaine et dès sa naissance, il fut confronté au danger. Héra, pendant qu'Hercule dormait dans son berceau, envoie des serpents pour le tuer, mais celui-ci les étrangla sans aucune difficulté.

  

   Durant sa vie, il accomplit de nombreux exploits, comme ses douze travaux exigés par Eurysthée (roi de l'Argolide). Pendant ses douze travaux, Hercule dut vaincre le lion de Némée, puis l'hydre de Lerne*. Ensuite, il dut voler les boeufs de Géryon, puis capturer la biche de Cérynie et dut tuer les oiseaux du lac Stymphale. Puis, il lui fallut capturer le sanglier d'Erymanthe, le taureau de Crète et les juments de Diomède. Ensuite, il dut prendre la ceinture des Amazones et cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides. Il dut aussi nettoyer les écuries d'Augias. Son dernier travail fut de vaincre le chien des Enfers: Cerbère.

 

   Cerbère était un chien, comportant trois têtes, une crinière de serpents identique aux cheveux de Méduse et une queue de serpents et dottait d'une force incroyable. Il gardait les Enfers et empêchait ceux qui passaient devant le Styx (fleuve qui, lorsque l'on s'y baigne, rend invincible à l'exception d'une partie du corps (le talon d'Achille)) de s'enfuir. Chacune de ses têtes n'avait pour appétit que de la viande vivante, donc laissait passer les morts. Selon certains mythes, ce chien pouvait cracher des flammes et était craint par les dieux.

 

    Eurysthée ordonne à Hercule de se rendre aux Enfers pour capturer Cerbère (le monstrueux chien de garde qui empêche à toute âme défunte de regagner le chemin de la vie). Après bientôt douze années de souffrances, le roi de Mycènes s'engage à le libérer à l'issue de cette ultime épreuve car il sait très bien qu'il est pratiquement impossible de sortir des Enfers. Cependant, cela n'inquiète guère le héros, il a déjà vaincu d'innombrables adversaires et il n'est pas question pour lui de fléchir, ça c'est du héros! 

 

   Hercule se rendit donc aux Enfers, il prit des chemins semés d'embuches et traversa aussi des fleuves difficiles. En arrivant aux Enfers, l'accueil de Perséphone, tout d'abord froid, va devenir très chaleureux  car elle va le reconnaître comme étant le fils de Zeus et le traite comme son égal, elle lui fait apporter des pains brûlants, des marmites de pois cassés, un boeuf à la braise, des galettes et des croissants au four. Le succulent menu le rassasie à tel point qu'il en oublie la raison de sa venue mais l'arrivée d'Hadès va rapidement lui rafraîchir la mémoire.  

      Bien décidé à ramener Cerbère à Eurysthée, il accepte les conditions imposées par Hadès, il devait donc combattre sans armes et sans bouclier (à mains nues) et sans le tuer et il ne devait surtout pas lui faire couler une seule goutte de sang. Hadès lui indique alors qu'il trouvera l'animal près des portes de l'Achéron ; sur ces mots, le héros se lance à la recherche de Cerbère et bien vite, il retrouve les traces du monstre et il n'a qu'à suivre les empreintes laissées dans le sol couvert de cendres et de boue. Quand il aperçoit enfin la bête, le spectacle qui s'offre à lui est monstrueux : le chien possède trois énormes têtes et son poil est hérissé de serpents., il en faut plusque ça pour impressionner le grand Hercule, qui se précipite en hurlant sur l'une des terrifiantes gueules du monstre. Vêtu de son invincible peau de lion, le héros peut sans trop de crainte affronter l'animal au corps à corps ; bien que la fourrure de serpents tente de le mordre à plusieurs reprises, Héraclès s'agrippe au cou de la tête centrale et il commence à serrer jusqu'à ce que la bête gémissante et suppliante reconnaisse en lui son nouveau maître. Après avoir domestiqué Cerbère, le héros lui attache une laisse et entame le chemin du retour à la surface en traînant derrière lui la bête craintive et obéissante.

       En présentant la bête à Eurysthée, celui-ci se presse de se jeter dans sa jarre et ordonne à Hercule de le ramener aux Enfers et ensuite de quitter les lieux sur-le-champ et pour toujours. Hercule retourne, alors, aux Enfers pour restituer Cerbère à son maître. Eclatant de joie de savoir ses douze travaux terminés, il prendra un repos qui lui est bien mérité!    

Héraclès montrant Cerbère à Eurysthée

Hercule montrant Cerbère à Eurysthée                                                               

ionienne à figures noires, vers 530 à 520 av.J.C

Kévin (3e)


 

                                                                                                                                                                                                                     

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 17:42

Taenarias etiam fauces, alta ostia Ditis,

Et caligantem nigra formidine lucum

Ingressus Manisque adiit regemque tremendum

Nesciaque humanis precibus mansuescere corda.

At cantu commotae Erebi de sedibus imis

Umbrae ibant tenues simulacraque luce carentum,

Quam multa in foliis auium se milia condunt,

Vesper ubi aut hibernus agit de montibus imber,

Matres atque viri defunctaque corpora vita

Magnanimum heroum, pueri innuptaeque puellae

Impositique rogis iuuenes ante ora parentum :

Quos circum limus niger et deformis harundo

Cocyti tardaque palus inamabilis unda

Alligat et noviens Styx interfusa coercet.

Quin ipsae stupuere domus atque intima Leti

Tartara caeruleosque implexae crinibus angues

Eumenides tenuitque inhians tria Cerberus ora

Atque Ixionii vento rota constitit orbis.

Iamque pedem referens casus evaserat omnis

Redditaque Eurydice superas veniebat ad auras

Pone sequens (namque hanc dederat Proserpina legem),

Cum subita incautum dementia cepit amantem,

Ignoscenda quidem, scirent si ignoscere Manes:

Restitit Eurydicenque sua miam luce sub ipsa

Immemor heu ! victusque animi respexit. Ibi omnis,

Effusus labor atque immitis rupta tyranni

Foedera, terque fragor stagnis auditus Averni.

Illa : « Quis et me, inquit, miseram et te perdidit, Orpheu,

Quis tantus furor ? En iterum crudelia retro

Fata vocant conditque natantia lumina somnus.

Iamque vale : feror ingenti circumdatanocte

Invalidasque tibi tendens, heu ! non tua, palmas. »

Dixit et ex oculis subito, ceu fumus in auras

Commixtus tenuis, fugit diversa, neque illum

Prensantem nequiquam umbras et multa volentem

Dicere praeterea vidit ; nec portitor Orci

Amplium obiectam passus transire paludem.

 

Les Géorgiques , IV, 467-503, Virgile

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:48

L’orphisme

 

L’orphisme était un courant religieux de la Grèce antique connu par un ensemble de textes et d'hymnes, ainsi que par quelques attestations archéologiques : outre les lamelles d’or, on en connaît certaines représentations ou descriptions au travers de vestiges, gravures, tablettes ou autres vestiges retrouvés dans des tombes. Le mythe d'Orphée, d'origine obscure et très ancienne, dont l'épisode le plus célèbre est la descente aux Enfers du héros à la recherche de son épouse Eurydice, donna naissance à une théologie initiatique.

 

Il semble que l'on puisse faire remonter ses origines au moins à 560 av. J.-C. Les dernières œuvres « orphiques » datent du Ve siècle de notre ère. Son nom provient d'Orphée, initiateur mythique. L'orphisme se présente comme un courant mystique tel que la pensée grecque en avait développé à partir du IVe siècle av. J.C.

 

1re partie : les pratiquants (orphéotélestes)

 

À première vue, les disciples d'Orphée paraissent aussi insaisissables que leur maître dont la biographie se perd dans le mythe. Les modernes en ont souvent conclu que l'orphisme était une religion sans culte et sans pratique, oubliant ainsi qu'un trait fondamental de celui qui pratique le genre de vie orphique (bios orphikos) est d'être d'abord un individu marginal, un errant séparé du corps social. Jusqu'à une certaine époque, les orphéotélestes – les initiateurs orphiques – se confondent plus ou moins avec ces purificateurs et ces devins ambulants voyageant de cité en cité et proposant aux hommes leurs recettes de salut. Dans La République, Platon parle avec mépris de ces individus, sur l'autorité desquels ils règlent leurs sacrifices, se flattant d'obtenir, pour les simples particuliers et même parfois pour des cités, « absolution et purification » de fautes et d'injustices anciennes. Mais ces disciples d'Orphée ne se présentent comme des purificateurs et des spécialistes de l'initiation que parce que leur genre de vie les qualifie singulièrement pour remplir ces fonctions.

 

2e partie : le refus du sacrifice sanglant

 

Le genre de vie orphique se définit par un certain nombre d'interdictions, dont les unes sont alimentaires et les autres vestimentaires. Ne pas se laisser ensevelir dans des vêtements de laine, porter des habits de couleur blanche, ne pas entrer en contact avec un cadavre, autant de refus de ce qui appartient au monde de la mort. Sur le plan alimentaire, le régime orphique se caractérise essentiellement par le refus de manger « ce qui est animé » et par le souci de consommer seulement ce qui n'est pas « vivant ». Les Grecs définissaient ce végétarisme par une formule en apparence énigmatique : « Orphée a enseigné aux hommes à s'abstenir de phonoi. ». Littéralement, phonos signifie meurtre. En l'occurrence, ce mot a d'autres significations : c'est, en particulier, le nom réservé au sacrifice sanglant dans toute une tradition religieuse. S'abstenir de « meurtres » est une manière d'exprimer le refus de la viande. Il ne s'agit pas là d'un caprice alimentaire. Que signifie, en effet, dans la société grecque, manger de la viande ou refuser d'en manger ? Dans une société où la consommation de la viande est inséparable de la pratique du sacrifice sanglant, c'est-à-dire de l'acte rituel le plus important de la religion politique, refuser d’en manger, c'est rejeter tout un ensemble de valeurs religieuses, c'est refuser un certain type de communication entre les hommes et les dieux.

En effet, le premier sacrifice sanglant remonte au partage que Prométhée fit à Méconé d'un bœuf destiné à réconcilier les dieux et les hommes. Partage qui aboutit, par la ruse de Prométhée et la contre-ruse de Zeus, à fixer le régime alimentaire qui différencie les hommes et les dieux. En réservant aux hommes toute la chair du bœuf et en ne laissant aux dieux que l'odeur des viandes et le fumet des graisses, Prométhée condamnait l'espèce humaine au besoin vital de manger de la viande et, par conséquent, l'assujettissait à la faim et à la mort. Par là même, son partage consacrait la supériorité des dieux qui se satisfont d'odeurs et de parfums. Telle est la répartition première que les orphiques entendent nier en refusant à la fois de manger de la viande et de participer aux sacrifices célébrés par la cité. Ce que les disciples d'Orphée rejettent, c'est donc tout le système politico-religieux, le « monde », la vie dans le monde.

 

3e partie : Les lamelles d'or

 

Enterrées avec l'initié, ces lamelles d'or portent, gravées, les formules qui serviront à leur propriétaire de mot de passe dans l'au-delà. L'âme s'y présente comme « fils de la Terre et du Ciel étoilé » ; elle demande aux dieux infernaux de lui donner à boire l'eau fraîche qui coule du lac de Mémoire ; elle sait aussi qu'elle doit prendre à droite et éviter de s'engager vers la gauche, dans la direction d'une autre source d'où coule l'eau de l'Oubli. Mémoire est l'eau de Vie, qui marque le terme du cycle des métensomatoses (réincarnations successives), par opposition à l'Oubli, dont l'eau de Mort représente la vie terrestre, rongée par le temps et le non-être. Mais l'eau de Mémoire n'est accessible qu'à l'initié qui a pratiqué le genre de vie réservé aux purs et accepté la discipline de salut grâce à laquelle il ne connaîtra pas le sort réservé aux non-initiés, condamnés à la boue et au cloaque d'un au-delà « cruel et glacé ».

 

PAGEOT Guillaume 2nde4, Lycée Paul Claudel

 

Sources : Wikipédia, Universalis.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:37

 

 

Présentation

 

  La légende d’Orphée est l’une des plus obscures de la mythologie grecque. Elle est liée à la religion des mystères et aussi à une littérature sacrée allant jusqu’aux origines du christianisme. Orphée invente la cithare  (instrument de musique), ou reçoit la lyre à sept cordes  et en ajoute deux, atteignant ainsi le nombre des Muses, neuf. Son chant, si beau, charmait les dieux et les mortels, et apprivoisait même les fauves. Il parvenait même à émouvoir les êtres inanimés.

  Grâce à ce pouvoir qui unie poésie et musique, il put triompher des sirènes dans l’expédition des Argonautes. Ces mélodies lui permettent également de descendre aux enfers afin de calmer les divinités infernales ou bien d’apaiser Cerbère. Il s’y est rendu pour retrouver son épouse disparue Eurydice. Très atteint par la perte définitive de celle-ci, il resta à la pleurer et seul jusqu’à la fin de sa vie.

  Il serait mort, selon la version la plus connue, en étant mis en pièces par les ménades pour avoir soit ignorer les femmes des mystères ou avoir été irrespectueux envers l’amour des femmes Thraces.

Laurine VIN RICHARD 2nde2

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Présentation

  • : Le mythe d'Orphée
  • Le mythe d'Orphée
  • : Découvrez la tragique histoire d'Orphée à travers le travail commun d'élèves latinistes de 3e du collège Les Frères Le Nain, et de 2nde du lycée Paul Claudel. Premier des poètes d'après la mythologie gréco-latine, Orphée n'a cessé d'inspirer écrivains, peintres, compositeurs ou encore réalisateurs...
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Citation latine

Talia dicentem nervosque ad verba moventem exsangues flebant animae; nec Tantalus undam captavit refugam, stupuitque Ixionis orbis, nec carpsere jecur volucres urnisque vacarunt Belides, inque tuo sedisti, Sisyphe, saxo. Tunc primum lacrimis victarum carmine fama est Eumenidum maduisse genas.

 

Les âmes privées de vie pleuraient celui qui disait de telles choses en faisant vibrer les cordes au rythme de sa voix. Et Tantale n'a plus cherché à saisir l'eau qui s'enfuyait, la roue d'Ixion se stoppa, et les oiseaux cessèrent de lacérer le foie

 

Ovide

 

 

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