Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:36

Orphée, film de Jean Cocteau

 

En 1949, Jean Cocteau réaliste Orphée qui raconte le mythe d'Orphée, transposé dans le monde contemporain. Il sera sorti en 1950. Les acteurs sont :

- Jean Marais : Orphée

- François Périer : Heurtebise

- Maria Casarès : La Princesse

- Marie Déa : Eurydice

- Henri Crémieux : l'éditeur

- Juliette Gréco : Aglanice

- Roger Blin : Le poète

- Edouard Dermit : Cégeste

- Maurice Carnege : un juge

- René Worms : un juge

- Jacques Varennes : un juge

- Pierre Bertin : le commissaire

 

Voici l'histoire :

Orphée est un poète reconnu. Un jour, alors qu'il est au café des poètes de sa ville, il voit arriver un poète saoul accompagné d'une femme élègante. Ce dernier provoque une bagarre générale dans le café, et lors de cette altercation générale, il se fait renverser par deux motards qui prennent la fuite. La femme (qui est la Princesse) fait transporter le jeune poète dans sa voiture et ordonne à Orphée de l'accompagner. Arrivé chez la Princesse, le poète est mort. Son spectre se réveille et reconnaît la Princesse comme étant sa propre mort. Il la suit dans un miroir, pour passer dans un autre monde.

 

Orphée assiste à la scène et devient obsédé par la Mort, incarnée par le personnage de la Princesse. Il en tombe amoureux. Il se réveille dans la campagne et le chauffeur de la Princesse,Heurtebise, le reconduit chez lui. La femme d'Orphée, Eurydice, l'attendait avec inquiétude. On apprend qu'Orphée et Eurydice sont un ménage exemplaire, et que l'amour qui les unit fait l'objet de l'admiration de leur entourage. Mais le comportement d'Orphée se modifie suite à sa rencontre avec la Mort.

 

Il passe ses journées dans la voiture d'Heurtebise à écouter la radio : elle seule peut capter une fréquence inconnue, où sont diffusés des phrases poétiques, qu'Orphée note et reprend à son compte. C'est en réalité le spectre du jeune poète mort qui diffuse ces messages pour tenir Orphée à l'écart de sa femme.

 

Eurydice est enceinte, et désespérée par le comportement d'Orphée. Elle passe le plus clair de son temps avec Heurtebise. Un jour, elle reçoit la visite de la Mort d'Orphée qui la tue par jalousie. Heurtebise tente en vain de prévenir Orphée du grand danger encouru par sa femme, mais Orphée ne l'écoute pas et reste dans la voiture à écouter et écrire les phrases poétiques.

 

Lorsqu'Orphée se rend compte qu'Eurydice est morte, il est sous le choc. Heurtebise lui propose de le suivre dans l'autre monde à travers le miroir pour retrouver sa femme. Orphée accepte mais il souhaite retrouver Eurydice et la Mort.

 

Arrivé dans l'autre monde, Orphée assiste au procès de la Mort : les juges lui reprochent d'avoir fait preuve d'initiative en tuant Eurydice. La Mort dit aux juges qu'elle est amoureuse d'Orphée. Heurtebise avoue aussi être amoureux d'Eurydice. Le verdict du procès tombe : Orphée et sa femme peuvent retourner dans leur monde, mais Orphée ne pas poser ses yeux sur Eurydice, sinon elle disparaîtra à jamais.

 

De retour dans leur monde, la vie d'Orphée est d'Eurydice est un enfer car c'est très difficile d'éviter de la regarder. Eurydice a compris qu'Orphée était amoureux de la Mort, et souhaite le délivrer en le forçant à la regarder, mais elle n'y arrive pas. Mais un jour, Eurydice vient rendre visite à Orphée dans la voiture d'Heurtebise, mais Orphée la regarde dans le rétroviseur. Eurydice disparait. Mais à ce moment, les amis du jeune poète mort sont devant la maison d'Orphée car ils veulent savoir où a disparu leur ami, après qu'on l'a vu monter dans la voiture avec la Princesse et Orphée. Mais lors de l'altercation, Orphée reçoit une balle perdue et meurt.

 

Revenu dans l'autre monde, Orphée retoruve la Princesse, à qui il jure un amour éternel. Cette dernière décide de le sacrifier pour le rendre immortel. Heurtebise remonte le temps avec Orphée, et change le cours des évenements. Orphée et Eurydice se retrouvent dans leur chambre, oublient ce qui s'est passé, s'aimant comme au premier jour. Et la Princesse et Heurtebise sont arrêtés.

 

 

Autour du film : Jean Cocteau s'est livré dix ans plus tard à une nouvelle interprétation du mythe dans son film Le Testament d'Orphée où il ajoute des considérations sur l'interférence des médias et du monde de l'art.

 

Je trouve que ce film est très beau.

                                                                                                                                   Mathilde (3è)

 

 

 

 

Repost 0
Published by Le mythe d'Orphée - dans ORPHEE AU CINEMA
commenter cet article
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:29

 

Bien que le septième art se soit très tôt emparé des mythologies antiques et de leurs héros légendaires, notamment avec l'apparition du "péplum" dans les années 60, Orphée fut plutôt mal-aimé. Alors que d'autres comme Jason, Ulysse ou Hercule furent l'objet de nombreux films et séries, notre poète n'apparaît que très discrètement, souvent aux côtés d'Hercule ou des Argonautes. Toutefois, quelques réalisateurs (presque tous français) ont fait de lui leur personnage principal, voire plus : leur double. En voici quelques exemples.

Jean Cocteau réalise, de 1930 à 1960, une trilogie consacrée à Orphée : Le Sang d'un poète en 1930 (Orphée en tant que tel n'y figure pas, mais le film constitue une sorte de prologue), puis Orphée en 1950 et enfin Le Testament d'Orphée en 1960. Orphée adapte le mythe dans le monde moderne ; Cocteau y reprend les différentes pièces de théâtre qu'il lui a consacrées (Opéra…). Il utilise toutes sortes de procédés techniques (surimpression, accéléré, ralenti, inversion du noir et blanc…) pour séduire et émerveiller le lecteur, ce qu’on lui a reproché : le film n’attire pas la foule. Le Testament d’Orphée - également celui de Cocteau, qui meurt trois ans plus tard… un chant du cygne en quelque sorte ! – reprend les personnages et les thèmes du film précédent (un artiste à la recherche de la mort, isolé dans un monde matérialiste où nul ne peut le comprendre…). La relecture du mythe se double d’un autoportrait de l’auteur, ce dernier y jouant d’ailleurs son propre rôle ! Il trahit la crainte de la mort de Cocteau, sa soif inextinguible d’éternité. Un comble pour « l’Immortel » qu’il est devenu en 1955…

En 1959, Marcel Camus et son Orfeu negro connaissent la faveur du public et sont primés au festival de Cannes. Le mythe est transporté en plein carnaval de Rio : Orphée se mue en conducteur de tramway, troque sa lyre contre une guitare, et Eurydice devient une jeune paysanne poursuivie par un tueur… Ce film a cependant une portée allégorique moins forte que ceux de Cocteau.

 

On peut également citer La Nuit claire de Marcel Hanoun (1978), qui raconte l’histoire de Julien, un homme voulant tourner un film sur le mythe d’Orphée. Seulement, lui aussi a perdu sa bien-aimée Anne… Ainsi, les deux héros se confondent. On retrouve très nettement l’influence de Cocteau, la « nuit claire » du titre désignant certes l’ambiance étrange d’une salle de cinéma, mais étant aussi inspiré d’une citation de Cocteau qui disait vouloir « mettre sa nuit au jour ». Cela se traduit également par un recours aux trucages étonnant, quelques scènes étant par exemple tournées caméra à l’envers !

 

La liste est encore longue : Parking de Jacques Demy, Orphée et Eurydice du cinéaste hongrois Istvan Gaal en 1985, Orfeu du Brésilien Carlos Diegues en 1999, ou plus récemment encore le court-métrage Tristesse beau visage de Jean-Paul Civeyrac, en 2004.

L’histoire d’Orphée et Eurydice n’a pas fini de fasciner les réalisateurs…

 

Jeanne (2nde 4) 

Repost 0
Published by Le mythe d'Orphée - dans ORPHEE AU CINEMA
commenter cet article

Présentation

  • : Le mythe d'Orphée
  • Le mythe d'Orphée
  • : Découvrez la tragique histoire d'Orphée à travers le travail commun d'élèves latinistes de 3e du collège Les Frères Le Nain, et de 2nde du lycée Paul Claudel. Premier des poètes d'après la mythologie gréco-latine, Orphée n'a cessé d'inspirer écrivains, peintres, compositeurs ou encore réalisateurs...
  • Contact

Citation latine

Talia dicentem nervosque ad verba moventem exsangues flebant animae; nec Tantalus undam captavit refugam, stupuitque Ixionis orbis, nec carpsere jecur volucres urnisque vacarunt Belides, inque tuo sedisti, Sisyphe, saxo. Tunc primum lacrimis victarum carmine fama est Eumenidum maduisse genas.

 

Les âmes privées de vie pleuraient celui qui disait de telles choses en faisant vibrer les cordes au rythme de sa voix. Et Tantale n'a plus cherché à saisir l'eau qui s'enfuyait, la roue d'Ixion se stoppa, et les oiseaux cessèrent de lacérer le foie

 

Ovide

 

 

Recherche

Liens