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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 17:23
« Orphée devant Pluton et Proserpine » de François PERRIER est un tableau de 0,54 mètre de haut et 0,70 mètre de large exposé actuellement au musée du Louvre à Paris.
Ce tableau représente Orphée jouant de la lyre de bras descendu aux enfers devant Pluton et Proserpine pour obtenir le retour de sa femme Eurydice, morte le jour de leur noce.
François PERRIER est né en 1590 à Pontalier et décédé en 1650 à Paris. C’était un peintre et graveur français. Il était un membre de l’Académie Royal de peinture et de sculpture. Il a été le maître de LE BRUN, célèbre peintre de Louis XIV, roi soleil et de son palais : Versailles. Il a notamment décoré l’hotel de la Vrillère à Paris, l’actuelle Banque de france.
Pluton (en  latin) ou Hadès (en grec) est le dieu des Enfers. Il était le fils des titans Cronos et Rhéa, le frère de Zeus et de Poséidon.
Proserpine (en latin) ou Perséphone (en grec) est la fille de Cérès et Jupiter. Un jour, lorsqu’elle ramassait des fleurs, Pluton l’enleva pour en faire sa reine des Enfers.
 
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Orphée devant Pluton et Proserpine de François PERRIER
Apolline (3e)
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:48

La mosaïque d'Orphée exposée dans notre ville a été retrouvée à Blanzy-lès-Fismes, dans l'Aisne, en 1858 par l'archéologue amateur, mais reconnu, E. Fleury, président de la toute jeune Société académique de Laon. Elle a été approximativement datée du IIIème ou IVème siècle avant J.C. En partie détériorée par l'incendie de la maison dans laquelle elle se trouvait, le temps, et son transport (par morceaux, dans des caisses), elle fut reconstituée par un mosaïste parisien du nom de Chrétin, à partir des dessins et des notes de Fleury au moment de la découverte. C'est pour cela que les dessins et l’œuvre que l'on peut voir aujourd'hui sont légèrement différents. Par exemple, un hibou a été rajouté sur l'arbre à droite du personnage, la tête de l'éléphant est quelque peu modifiée... Toutefois, Orphée a été relativement préservé.

 

La mosaïque faisait apparemment partie d'un ensemble. Elle couvrait le sol d'une immense pièce (ce fragment seul mesure près de six mètres sur trois) de forme rectangulaire, avec en son centre un bassin d'environ trois mètres de diamètre. Elle occupait la partie de droite ; à gauche, la découverte d'un fragment représentant des poissons permet de penser qu'une mosaïque représentant Amphion charmant les dauphins lui faisait face. Ces deux personnages ont de nombreux points communs, comme celui d'être des musiciens hors pair dont l'art leur permet d'accomplir des prodiges. Ces deux héros ont la capacité d'apaiser ce qui est incontrôlable ou menaçant (les fauves, les éléments...) ; ils symbolisent la force de la civilisation sur celle de la sauvagerie. Le choix de ce sujet n'est peut-être pas sans rapport avec l'époque de création de la mosaïque : en effet, à cette période, l'Empire romain était régulièrement assailli par les barbares...

 

Cette mosaïque est particulièrement troublante par sa richesse (certaines tesselles contiennent des feuilles d'or) et sa remarquable conservation : c'est sans doute ce qui nous a le plus surpris ! Elle est classée parmi les dix plus belles mosaïques du monde. Si vous voulez l'admirer, elle est exposée à la Maison des associations de Laon (l'ancien musée et ancienne bibliothèque) ; on peut la voir lors des Journées du Patrimoine.

 

Laureen, Augustin et Jeanne (seconde).

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:29

Le mythe d'Orphée a beaucoup été repris dans la poésie française, tout d'abord par Victor HUGO qui a écrit Orphée dans le recueil La légende des siècles.

« J'atteste Tanaïs, le fleuve noir aux six urnes, Et Zeus qui fait traîner sur les grands chars nocturnes Rhéa par des taureaux et Nyx par des chevaux Et les anciens géants et les hommes nouveaux, Pluton qui nous dévore, Uranus qui nous crée, Que j'adore une femme et qu'elle m'est sacrée. Le monstre aux cheveux bleus, Poséidon, m'entend; Qu'il m'exauce. Je suis l'âme humaine chantant, Et j'aime. L'ombre immense est pleine de nuées, La large pluie abonde aux feuilles remuées, Borée émeut les bois, Zéphyr émeut les blés, Ainsi nos cœur profonds sont par l'amour troublés. J'aimerai cette femme appelée Eurydice, Toujours, partout ! Sinon que le ciel me maudisse, Et maudisse la fleur naissante et l'épi mûr ! Ne tracez pas de mots magiques sur le mur. »

 

Guillaume APOLLINAIRE, lui, a écrit Le bestiaire ou Cortège d’Orphée en 1911. C’est un recueil de 30 poèmes court qui dresse le portrait d’un animal quand dans les fables de La FONTAINE. Ce recueil a était illustré par Raoul DUFY. Guillaume APOLLINAIRE a dit d’Orphée : « Orphée était natif de la Thrace. Ce sublime poète jouait d'une lyre que Mercure lui avait donnée. Elle était composée d'une carapace de tortue, de cuir collé à l'entour, de deux branches, d'un chevalet et de cordes faites avec des boyaux de brebis. […] Quand Orphée jouait en chantant, les animaux sauvages eux mêmes venaient écouter son cantique. Orphée inventa toutes les sciences, tous les arts. Fondé dans la magie, il connut l'avenir et prédit chrétiennement l'avènement du Sauveur. »

Voici les titres de ses trente poèmes : Orphée ; La tortue ; Le cheval ; La chèvre du Tibet ; Le serpent ; Le chat ; Le lion ; Le lièvre ; Le lapin ; Le dromadaire ; La souris ; L’éléphant ; Orphée ; La chenille ; La mouche ; La puce ; La sauterelle ; Orphée ; Le dauphin ; Le poulpe ; La méduse ; L’écrevisse ; La carpe ; Orphée ; Les sirènes ;  La colombe ; Le paon ; Le hibou ; Ibis ; Le bœuf.

 

les Sonnets à Orphée

Rédigés entre le 2 et le 23 février 1922 – alors que Rilke finissait de composer, au château de Muzot, dans le Valais, les Élégies de Duino –, les cinquante-cinq sonnets composant le recueil, variation sur le thème de la jeune fille et de la mort, sont dédiés à Wera Ouckama Knoop, une jeune danseuse hollandaise, fille d'une amie du poète, morte d'une maladie incurable à l'âge de vingt ans.

Placés sous le patronage de la figure mythique d'Orphée, dont le pouvoir unissait poésie et musique, visible et invisible, vie et mort, les sonnets, à travers l'évocation, parfois circulaire, de divers thèmes – la jeune Wera, la mort d'Orphée, des souvenirs d'enfance, des visions de jardin, la terre, les fleurs et les fruits, le monde antique ou le monde moderne – confrontent la souffrance d'être et la finitude humaine aux pouvoirs des mots, soulignant combien l'impossibilité, pour le poète, de s'approprier la substance du monde permet la consécration d'un langage – parce qu'il est affranchi de la contrainte du référent – capable de dire l'intégrité d'être au-delà de la mort et de la chute. Ces thèmes de la métamorphose et du passage, au cœur de la poésie rilkienne, introduisent à une sorte de transcendance, détachée de toute référence religieuse, et profondément moderne en ce qu'elle confère aux mots une puissance libératoire.

 

Source : article de l’Encyclopédie Larousse

Apolline (3e)

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:45

Aujourd'hui on va vous présenter la mosaïque d'Orphée se trouvant à Laon à la Maison des Associations. Cette mosaïque provient d'une villa gallo-romaine retrouvée à Blanchy les Fismes en 1858, elle a été restaurée par le mosaïste Chrétin.

 

 

 

 

L'oeuvre daterait du 4ème siècle après Jésus Christ. Les attitudes figées, les lignes noires fortement marquée et la superposition maladroite sont des caractéristiques de l'art du Bas Empire. Cette mosaïque faisait partie d'un ensemble important qui ornait le sol d'une construction Gallo-Romaine. Il s'agit d'une mosaïque en pierre et de pièces de verre teintées.

D'importantes restauration eurent lieu vers 1861 : le groupe constitué par le sanglier, la panthère et l'ours n'est pas à sa place originelle. Une grande partie de la mosaïque a été détruite tout au long du temps. La frise extérieure, elle, n'est pas authentique.

Cette mosaïque se compose d'éléments en rapport avec la nature : animaux, arbres, etc... On remarquera qu'Orphée est placé au milieu de tous les animaux, assis près de sa lyre, placé entre deux arbustes. Tous les animaux sont rivés vers lui, comme envoutés par son chant et sa musique. On remarque donc la puissance du talent du personnage, qui, a priori, aurait amené tous les animaux sauvages à se rassembler autour de lui. Les proportions ne sont pas respectées, car, par exemple, l'éléphant est bien plus petit que le félin, ce qui ne respecte pas la réalité. 

On remarquera aussi la finesse des détails et des traits d'Orphée et des animaux sauvages, ce qui en fait une oeuvre exceptionnele au vu de l'époque à laquelle cette mosaïque est datée.

Pour finir, cette mosaïque est d'une extrême finesse et a été exécutée avec brio par son créateur.

 

 

 

Pauline & Eléa :)

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:25

Nous allons vous présenter Orphée dans les arts, car ce personnage a beaucoup influencé les artistes d'hier à aujourd'hui.

  Notamment la mosaïque se trouvant à la maison des associations de Laon ainsi que le tableau " Les lamentations d'Orphée " d'Alexandre Séon et beaucoup d'autres encore. 

 

 

   Le tableau d'Alexandre Séon est exposé au musée d'Orsay. Il a été peint en 1896. On y voit un paysage de désolation dans des couleurs ternes et sombres, Orphée est allongé sur une plage, tenant sa lyre dans ses bras et pleurant certainement la mort d'Eurydice.  Alors que le décor, où domine une tonalité rosée, est traité en aplats de couleur, le corps étendu du héros est le seul élément de la composition rendu avec modelé, particulièrement dans la draperie bleue aux nombreux plis qui couvre les jambes d'Orphée. Le jeu d'ombres est réduit, les volumes sont aplatis, le personnage à demi nu est figé dans un décor de de mer et de roches ; le ciel d'ivoire, à l'image de la pierre nue omniprésente, contribue à créer une atmosphère froide malgré le charme du personnage. 

    Le peintre Alexandre Séon, français est né en 1855 et mort en 1917. Il fut l'lélève et l'assistant de Pierre Puvis de Chavannes pendant dix ans, ce qui fut décisif pour son style de peinture, car il en fut inspiré. Il appartient au mouvement néo-impressionniste. Alexandre Séon a peint toute une série d'oeuvres sur le thème de la mythologie et notamment d'Orphée.

  
Pauline et Eléa.  3°2&4
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:14

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4e/Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg/147px-Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg

Cette peinture prend place juste après la mort par écartelement d'Orphée dont les morceaux ont été jetés dans l'Hèbre. La légende raconte que même naviguant sur les flots, sa tête continua de chanter.

 

La toile représente une jeune fille de Thrace qui a récupéré la tête d'Orphée, et qui porte sur lui un regard mélancolique. Dans un décor qui semble tout droit sorti d'un rêve, la tête d'Orphée repose sur sa lyre et semble ne faire qu'un avec l'instrument. Les visages semblent calmes, apaisés, ce qui contraste avec la violence du supplice qu'Orphée vient de subir.

 

Le noir et l'ocre, tons dominants du tableau forment un clair obscur qui donne un aspect irréel à l'oeuvre.

Orphée, Gustave Moreau,source image :http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Gustave_Moreau_Orph%C3%A9e_1865.jpg

 

 

Ce tableau, peint au début du symbolisme, est comme beaucoup d'oeuvres de Moreau inspiré de la mythologie grecque.

 

Aurélien et Alexandre, 3ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Le mythe d'Orphée
  • Le mythe d'Orphée
  • : Découvrez la tragique histoire d'Orphée à travers le travail commun d'élèves latinistes de 3e du collège Les Frères Le Nain, et de 2nde du lycée Paul Claudel. Premier des poètes d'après la mythologie gréco-latine, Orphée n'a cessé d'inspirer écrivains, peintres, compositeurs ou encore réalisateurs...
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Citation latine

Talia dicentem nervosque ad verba moventem exsangues flebant animae; nec Tantalus undam captavit refugam, stupuitque Ixionis orbis, nec carpsere jecur volucres urnisque vacarunt Belides, inque tuo sedisti, Sisyphe, saxo. Tunc primum lacrimis victarum carmine fama est Eumenidum maduisse genas.

 

Les âmes privées de vie pleuraient celui qui disait de telles choses en faisant vibrer les cordes au rythme de sa voix. Et Tantale n'a plus cherché à saisir l'eau qui s'enfuyait, la roue d'Ixion se stoppa, et les oiseaux cessèrent de lacérer le foie

 

Ovide

 

 

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